La coloc du curé à Ecouché!

Connaissez-vous le presbytère d'Ecouché ? C'est un pavillon des années quatre-vingt, sans charme apparent, mais finalement très pratique et agréable à vivre à l'usage. Quand je suis rentré dedans la première fois, j'ai dit oui tout de suite parce qu'il y avait une cheminée !

 

Après 3 ans seul dedans, j'ai eu la joie d'accueillir des colocataires.

S'est ainsi développé, sans programme préétabli, une vie fraternelle que j'apprécie énormément. Je ne serai comment le dire. C'est comme si je découvrais chaque jour un cadeau nouveau : celui de la fraternité, de la charité, de l'amitié. Un vrai cadeau de Dieu.

Père Alexis de Brébisson

 

Racontons un peu !

 

Est d'abord arrivé Augustin, en poste dans une Maison Familiale Rurale et puis maintenant à Giel Don Bosco. L'année suivante a rejoint Fabien, travaillant aussi en MFR. Puis Sébastien, la quarantaine, professeur aussi à Giel, motivé aussi par cette réalité d'une colocation. Depuis, on va dire que cela... circule ! Sébastien est parti travailler dans le sud de la France, mais réapparait à chaque vacances.

 

Et comme la jeunesse attire la jeunesse, beaucoup de jeunes passent. Pour un repas, un week-end, une semaine ou plus.

 

Comme décrire cette vie commune ? Rien de plus simple : c'est la vie qui commande. Chacun a sa chambre. Le reste est commun. J'ai le privilège d'avoir des sanitaires en propre et propres ! La maison est très bien isolée phoniquement du moins. Donc on ne se dérange pas les uns les autres. Les repas se font ensemble quand on est là. Et comme on éprouve beaucoup de joie à être ensemble, on est souvent là ! La prière fait partie aussi de la vie. Un peu difficile les laudes ensemble le matin pour certains. Ceux sont donc plus les complies qui nous réunissent le soir.

 

Durant le temps de confinement, cette vie commune s'est intensifiée : partage des tâches ménagères, de la préparation des repas tous pris ensemble. Chaque jour aussi au moins un des colocs était là pour la messe. Nous avons vécu de belles soirées de détente ensemble et de très bons échanges.

 

Lors du second confinement, nous avons accueilli une dizaine de jeunes "missionnaires confinés", à l’initiative des WEMPS, logés dans l'autre presbytère de Putanges et chez des paroissiens. Plus ou moins disponibles en fonction de leur travail à distance, ils ont participé à la vie paroissiale de multiples manières. Vous trouverez un témoignage plus développé de cette expérience en cliquant ICI !

 

J'ai aussi accueilli Alfredo, Argentin, à Putanges, au presbytère actuellement. Et depuis peu un séminariste mexicain de Notre Dame de Vie, en stage jusqu'à cet été.

 

Quelles conclusions en tirer ?

 

J'en vois au moins trois : je pense qu'il y a une vraie piste à creuser pour la vie sacerdotale. Premièrement c'est une grâce pour le prêtre d'avoir une telle vie quotidienne. Je le découvre en la vivant. C'est comme si chaque jour cette conviction ne faisait que grandir. Deuxièmement, c'est une vraie manière de rendre visible le ministère de prêtre diocésain. Troisièmement, dans la paroisse c'est sans nul doute un vrai pôle de vitalité. Je me dis que de telles expériences pourraient être vécu avec des personnes de tout âge. Je pense en particulier à des gens qui viennent de se séparer et qui pourraient y trouver un lieu de paix.

 

P. Alexis de Brébisson

 

PS : Vous seriez intéressé? N'hésitez pas à nous contacter!